21 octobre 2018 poussette bois

Ma fille à 5 mois aujourd'hui ! Elle est en pleine forme, gazouille, papote avec elle même, fais ses vocalises ! Je devrais être la plus heureuse du monde. Je le suis mais j'ai des instants, des moments pas très "funs" depuis quelques semaines... A vrai dire depuis 3 semaines exactement. Oui, oui, tout coïncide parfaitement car notre corps ne laisse jamais rien au hasard... La magie de mère nature !

Il y a 3 semaines, j'arrêtais d'allaiter ma Charlie-Rose. Ça m'a bouleversée. Et ça non plus on ne me l'avait pas dit que j'allais sentir mes entrailles se tordre, que j'aurai l'impression de perdre ma fille. Impression purement fictive car la maternité ne se résume pas simplement à l'allaitement. Mes pensées me jouent alors des tours, elles sont sous le joug de mes hormones. Je le sais, mais pourtant je n'y échappe pas. On ne m'a pas dit non plus que j'allais me sentir seule et perdue. Comment est-ce possible ? Moi qui étais si indépendante, si forte dans ma vie de femme, de chef d'entreprise. Comment ce petit bout de chou a pu me rendre aussi faible. Faiblesse que j'aime par ailleurs, car elle me montre que l'on peut être solide en étant remplie d'amour.

Seule ? Je ne le suis pas. Je suis entourée, mon compagnon, ma famille, mes amis, mon travail. Il y a 3 semaines, j'ai aussi été bouleversée de sentir qu'il était temps pour mon couple, ma fille et moi de la laisser dormir dans sa chambre. Là encore, quelle épreuve ! Avec le recul, je me dis que nous parlons de 5 pas tout au plus qui me séparent de son berceau. Mais ces 5 ridicules petits pas me sont apparus tels une montagne infranchissable. Je me suis sentie dépossédée, immensément triste mais avec la certitude que c'était le bon timing. Qu'il était temps de l'aider à démarrer sa vie, et non vouloir la garder juste pour moi.

CR 5 moisAlors oui, aujourd'hui elle a 5 mois, et nous avons déjà passé quelques belles étapes. J'ai un bébé sur-mesure qui est joyeux, qui fait ses nuits. Elle dort 10h, ne rechigne pas à aller se coucher, accepte les temps de sieste. Et malgré tout cela, je suis fatiguée... Malgré cette petite boule de bonheur quotidien (oui, elle ressemble en ce moment à un petit bouddha), je suis fatiguée, irritable, j'ai souvent envie de pleurer, je perds le contrôle sur tout... Bref, je n'ai pas peur de le dire, je me tape une belle déprime postpartum. Et en le réalisant, en le disant et bien ça va presque mieux. J'en ai parlé à ma bonne fée qui m'a prescrit une cure d'homéopathie. Elle m'a aussi expliqué que je n'avais pas eu de babyblues très violent après mon accouchement, car cela n'avait duré que 3 jours. Mais quels 3 jours !!!! Et donc bien souvent, une dépression postpartum survient lors de la première année de naissance du bébé. Et bien voilà, je fais partie des 41% des femmes ! Alors, je vais être patiente, faire de mon mieux, attendre que ça passe, pratiquer encore et encore mes séances de yoga, et méditation, alléger encore mon planning et me laisser du temps. Ce n’est pas facile au quotidien, je dois laisser mon ego de coté ( je l’appelle mon voisin, expression que j’emprunte à ma tante ;)) et accepter cet état qui n’est que temporaire. D'ailleurs, j'en ai profité aujourd'hui pour ranger toutes mes affaires de maternité et d'allaitement dans des cartons. Là encore, cela m'a fait beaucoup de bien !

Et pour m'aider dans mon quotidien, je me cale des moments de cocooning chaque jour :

Alors si cela vous arrive aussi, ou que vous avez un coup de mou, et bien je ne peux que vous conseiller d'abord de vous l’avouer.Il n'y a pas de honte à avoir. Ça fait un bien fou, cela déculpabilise et ôte une pression au quotidien. Bougez, mettez vous au sport pour sécréter des endorphines (hormones du bonheur). Et puis parlez-en à votre médecin…

Je vous souhaite un bon dimanche à tous sous le signe de la bienveillance !

Namasté,

Julie,